Textes relatifs aux experts de justice
Dernière mise à jour : 26 juillet
2010
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de la Justice en France : Site
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- Inscription et réinscription sur les listes d'experts
-
Obligations des experts
- Disciplines
- Dispositions diverses
1.1.1 - Cadre législatif
Loi
71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts
judiciaires - (Version consolidée au 19 juin 2008)
Loi
2004-130 du 11 février 2004 réformant le statut de
certaines professions judiciaires ou juridiques, des experts
judiciaires, des conseils en propriété industrielle et
des experts en ventes aux enchères publiques,
Décret
2004-1463 du 23 décembre 2004 relatif aux experts
judiciaires (Décret
d'application de la loi 2004-130)
Arrêté
du 10 juin 2005 relatif à la nomenclature prévue à
l’article 1er du décret no 2004-1463 du 23 décembre
2004 - Nomenclature qui se divise en branches (ex. : A), rubriques
(ex. : A.1) et spécialités (ex. : A.1.1)
Décret
2007-1119 du 19 juillet 2007, version consolidée au 21
juillet 2007 (modifiant le décret 2004-1463)
1.1.2
- Les listes d'experts
Listes
des experts judiciaires près
les cours d'appel ou agréés par la Cour de Cassation
- De l'objet du litige, des faits, des
preuves
- Des pièces : communication, obtention
-
Mesures d'instruction : décision, exécution, etc.
-
Mesures d'instruction exécutées par un technicien :
consultation, constatation, expertise
- L'expertise : décision,
opérations, avis de l'expert
- Les frais et dépens :
vérification, recouvrement, contestations
Code
de procédure civile : extraits
relatifs aux experts au 20/02/2009 (au format PDF, à
télécharger)
- Partie législative : Enquête
de flagrance, enquête préliminaire, instruction,
expertise
- Partie réglementaire :
tarifs et paiement
Code
de procédure pénale : extraits
relatifs aux experts au 20/02/2009 (au format PDF, à
télécharger)
1.4.1 - Tarif des
prestations
Missions judiciaires
: le tarif dépend de la procédure concernée.
- Procédure civile : tarifs
libres. Les cours d'appel établissent des barèmes pour
les expertises civiles. La légalité de ces barèmes
est incertaine.
- Procédure pénale
: le code de procédure pénale fixe les tarifs dans
certaines spécialités, dont celles d'interprétariat
et de traduction (articles R106 et suivants).
- Procédure
administrative : le code de justice administrative impose
la tarification de certaines prestations (traducteurs et interprètes
: R122 et A43-7 CPP).
Missions extra-judiciaires
: tarifs libres
1.4.2 - Délais de
paiements et intérêts moratoires des marchés
publics
Le code des marchés publics fixe un délai
maximal de paiement et des intérêts moratoires en cas de
retard de paiement. L'assimilation des missions judiciaires à
des marchés publics reste cependant à établir.
Délais
de paiement : article
98 du Code des marchés publics
Taux
de l'intérêt légal : décret
2009-138 du 9 février 2009
Circulaire
du 6 novembre 1996 relative au paiement rapide des sommes dues
par l’État et certains de ses établissements
publics au titre des achats publi
Les revenus perçus par l'expert de justice dans l'exercice de ses fonctions est soumise au mêmes obligations sociales et fiscales et aux mêmes déclarations obligatoires que toute autre forme d'activité rémunératrice. Dans le cadre de l'expertise judiciaire exclusivement, une dérogation en matière sociale, mais pas en matière fiscale, s'applique aux fonctionnaires.
1.5.1
- Obligations sociales
Tout manquement aux
obligations sociales peut être assimilé au délit
de travail dissimulé, tant de la part du donneur d'ordre que
de la personne l'ayant exécuté. Les charges sont dues
dès le premier euro perçu. La dérogation dont
bénéficient les fonctionnaires s'applique exclusivement
aux missions judiciaires.
- Synopsis
des textes (
Travail
dissimulé PDF -
Travail
dissimulé Légifrance)
Décret
n°2000-35 du 17 janvier 2000 portant rattachement de
certaines activités au régime général
Décret
n° 2008-267 du 18 mars 2008 modifiant le décret n°
2000-35 du 17 janvier 2000 portant rattachement de certaines
activités au régime général
-
Code
du travail, travail dissimulé : articles L8211-1
et suivants - Partie réglementaire livre II, titre II,
articles R8221-1
et suivants)
- Code général
des impôts, travail dissimulé : articles 1724
quater et suivants
1.5.1.1 - Régime général
des cotisations sociales
- Code de la
sécurité sociale,
article
L.311-2 : obligation d'affiliation.
- Code
de la sécurité sociale,
article
L.311-3 : personnes concernées par ces obligations (dont
les personnes qui exercent à titre occasionnel pour le compte
de l'Etat)
- Décret 2000-35 :
article
1, 1° : personnes mentionnées à l'article
R.
92 du code de procédure pénale au 3°
(experts traducteurs et interprètes) et au 6° (enquêteurs
sociaux) - Décret 2000-35 :
article
1, 2° : experts désignés par le juge en
application de l'article 264
du code de procédure civile
(Le décret
2000-35 est donné dans sa version en vigueur tel que modifié
par le décret 2008-267 du 19 mars 2008).
Arrêté
du 18 mars 2008 définissant les modalités
d'assujettissement des rémunérations : abattement de
20% sur les cotisations patronales (article 1) et abrogation de
l'arrêté du 21 juillet 2000 portant fixation de
cotisations forfaitaires (article 2).
- URSSAF / Espace employeurs
/
Collaborateurs
occasionnels du service public
- URSSAF :
Cotisations
en début d'activité (dont conditions d'exonération
totale)
1.5.1.2 - Mesures particulières
(fonctionnaires)
S'agissant des fonctionnaires de
l'Etat, des collectivités territoriales ou des établissements
publics administratifs aucune cotisation sociale n'est due au titre
des activités accessoires mentionnées dans le décret
2000-35. Mais pour toute autre activité,
notamment les traductions et prestations d'interprètes non
judiciaires (traductions d'actes d'état civil,
interprètations lors d'une signature d'acte de vente
immobilière, etc.), les cotisations
sociales sont dues selon le régime général.
Section
II, A Mesures particulières, alinéa 2 c) de la
circulaire DSS/SDFGSS/5 B n° 2000-430 du 21 juillet 2000
relative à la mise en oeuvre des dispositions
relatives au rattachement au régime général de
la sécurité sociale des collaborateurs occasionnels du
service public. ATTENTION : l'alinéa 1 est supprimé par
la circulaire ACOSS 2008-065.
Circulaire
ACOSS 2008-065 du 28 juillet 2008
Circulaire
ACOSS 2000-099 du 8 novembre 2000
1.5.1.3 - Régime
dérogatoire optionnel (expert travailleur indépendant)
Les
revenus provenant d'une activité occasionnelle définie
à l'artilce L311-3 du CSS peuvent, sur la demande de
l'intéressé, être inclus avec les revenus de son
activité principale. Le service public qui rémunère
un collaborateur occasionnel doit déclarer les sommes brutes
versées aux organismes sociaux.
Article
3 du Décret 2000-35 du 17 janvier 2000, modifié par
le décret 2008-267 du 19 mars 2008 : rattachement à
l'activité principale des rémunérations des
activités occasionnelles si elles en sont le prolongement,
obligation de déclaration aux organismes sociaux..
Article
L311-3 du code de la sécurité sociale : Champ
d'application des assurances sociales
Article
L621-3
du code de la sécurité sociale : Régime des
travailleurs indépendants
URSSAF
Informations employeurs : collaborateurs occasionnels du service
public
1.5.2 - Obligations fiscales
1.5.2.1 - Régime fiscal
Si
l'expert n'exerce pas son activité de collaborateur
occasionnel du service public en tant que salarié, ses revenus
relèvent des BNC.
Arrêt
n° 00PA00994 du 30 avril 2004 de la CAA Paris : les
honoraires des experts doivent êtres considérés
comme des bénéfices non commerciaux (cour
administrative d'appel)
Arrêt
n° 35274 du 28 mars 1984 du Conseil d'Etat : le juge de
l'impôt n'est pas lié par la qualification retenue par
les juridictions judiciaires pour l'application de la législation
sociale
1.5.2.2 - TVA sur recettes
Les
rémunérations tarifées des experts traducteurs
et interprètes (procédures pénale et
administrative, R122 CPP) s'entendent hors taxe. Lorsque l'expert est
assujetti à la TVA, celle-ci doit être ajoutée, y
compris sur les frais de déplacement.
Lettre
du Ministère de la Justice, 10 mars 1992 (Fichier
PDF)
- Décret 94-757 du 26 août 1994 relatifs
aux tarifs des officiers publics et ministériels et des
auxilliaires de justice (
D.
94-757)
1.5.2.2 - TVA déductible
Document
des ARAPL (associations agrées de gestion) sur la
déductibilité de la TVA, notamment sur les frais de
déplacement (Fichier PDF)
- Article L441-6 du code de commerce : délais de paiment
raccourcis et taux d'intérêts de retards augmentés
(relations entre experts et clients privés) (
L441-6
CC)
- Site de l'Agence Pour la
Création d'Entreprise (APCE) : précieuses informations
sur tous les aspects de l'entreprise (
APCE)
-
Site de l'URSSAF (
URSSAF)
-
Site de l'APCE :
Statut
d'auto-entrepreneur
- Directive "services" :
Directive
2006/123/CE, du Parlement européen et du Conseil, du 12 décembre
2006, relative aux services dans le marché intérieur [Journal officiel
L 376 du 27.12.2006].
1.6.1 - Marchés
publics
Informations
sur les marchés publics (site "Marchés
publics" non officiel)
Article
1 du Code des marchés publics : Définition
d'un marché public
Article
28 du Code des marchés publics : Notion de procédure
adaptée
Article
26 du Code des marchés publics : Seuils pour l'application
de la procédure adaptée
CCAG
: Cahier des clauses administratives générales
(fournitures courantes et services)
Décret
2007-1119 du 19 juillet 2007
Liberté
d'établissement des experts demandant leur inscription ou leur
réinscription dans la rubrique traduction.
L'article 3 de ce décret modifie
l’article 2, 8° et l'article 16 du décret 2004-1463
du 23 décembre 2004. Cette mesure s'entend pour la rubrique
"H2" et ne s'applique pas aux interprètes (rubrique
"H1").
Avis
motivé de la Commission européennes IP/06/1793 du
13 décembre 2006 - (
Fichier PDF)
Libre
circulation des services : des procédures d'infraction sont
engagées à l'encontre de la France - L'avis à
l'origine du décret 2007-1119.
Pense-bête
réinscription - Tableau des dates de réinscription
sur les listes d'experts près les cours d'appel (document non
officiel)
2.2.1 - Garde à vue
Sur la page d'accueil de Légifrance, saisir le thème "Garde à vue" dans le champ "Recherche thématique".
Garde
à vue : Synopsis des textes (fichier PDF)
2.2.2 - Rémunération tarifée
(pénal)
Tableau
récapitulatif des rémunérations des
traducteurs et interprètes au pénal
R122
- Code de procédure pénale, partie réglementaire
(Légifrance) - Rémunération des experts
traducteurs et interprètes : principes.
A43-7
- Code de procédure pénale, partie arrêtés
(Légifrance) - Rémunération des experts
traducteurs et interprètes : montants et modalités.
Arrêté
du 2 septembre 2008 (frais de justice criminelle, JORF du
11/09/2008, page 14105, texte 5)
R110
- Code de procédure pénale,
partie réglementaire (Légifrance) - Remboursement des
frais de transport
Arrêté
du 3 juillet 2006 (taux des indemnités kilométriques, décret
2006-781, article 10, modifié par l'arrêté du 26 août 2008).
R111
- Code de procédure pénale, partie
réglementaire (Légifrance) - Indemnité
journalière de séjour (frais de repas et
d'hébergement)
Arrêté
du 3 juilllet 2006 (règlement des frais
occasionnés par les déplacements temporaires des
personnels civils de l'Etat, décret 2006-781, article 3 -
Forfait repas (fournir
une
attestation sur l'honneur de prise de repas) et plafond hébergement
(remboursement plafonné des frais réels engagés
- fournir une copie du justificatif de la dépense).
Nomenclature
des pièces justificatives - Direction générale
de la comptabilité publique (DGCP) - Honoraires et indemnités
versés aux experts : justificatifs et textes de
référence.
Tableau
de calcul des honoraires traducteur et interprète
(document non officiel, tableur Excel)
Liste prévue par l'artice L111-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Article
L111-7 et suivants du CESEDA : dispostions législatives
Articles
R111-1 et suivants du CESEDA : dispositions réglementaires
2.4.1 - Dispositions
générales
Pour être
reconnus valables à l'étranger, certains documents
doivent être légalisés par les autorités
françaises. Les formalités de légalisation
dépendent de la nature du document et des pays concernés.
A défaut d'accord particulier entre les pays, la légalisation
de documents s'effectue au Ministère des affaires étrangères
et européennes (MAEE), puis à l'ambassade ou au
consulat du pays concerné. Les informations s'obtiennent
auprès du bureau des légalisation du MAEE et auprès
des ambassades.
Légalisation
de documents : site du Ministère des affaires étrangères
et européennes (MAEE)
Article
L2122-30 du code général des
collectivités territoriales relative à la légalisation
de signature par le maire
Décret
2007-1205 du 10 août 2007 relatif à la légalisation
d'actes publics et de leur traduction
Décret
2000-1277 du 26 décembre 2000 : exemption de légalisation
de signature sur certains actes publics (ne mentionne pas les
traductions certifiées, qui ne sont pas des actes publics)
(JORF 28/12/2000 p 20747, fac-similé)
Démarches
pour légaliser un document ou une signature (site
www.service-public.fr)
Instruction
générale relative à l'état civil du 11
mai 1999 : légalisation d'actes étrangers ou
d'actes français devant être produits à
l'étranger et leurs traductions, légalisation de
signatures, dépôt de signature.
Instruction
générale du 29 mars 2002 relative à l'état
civil : apporte quelques modifications mineures à
l'instruction générale du 11 mai 1999.
Lettre
de la DACS du 27 avril 2009 en réponse au courrier de la
commission experts de la SFT du 27 mars 2009 concernant les nouvelles
procédures de légalisation et la manière dont
elles affectent le travail des experts traducteurs (confirmation
matérielle de la signature de l'expert traducteur avant toute
apposition d'apostille sur une traduction ou avant toute légalisation
d'une traduction - difficulté d'obtenir la confirmation
matérielle de signature sur les traductions en langue
étrangère).
2.4.2 - Apostille
L'apostille est une procédure simplifiée de légalisation des actes publics délivrés dans un des pays signataires de la Convention de La Haye du 5 octobre 1961, dite "Convention apostille". En France, les autorités compétentes en matière d'apostille sont les procureurs généraux des cours d'appel.
Définition
d'un acte public au sens de la Convention
apostille : article premier de la Convention
Convention
de La Haye du 5 octobre 1961 supprimant l'exigence de la
légalisation des actes publics étrangers (Convention
Apostille)
Espace
Apostille du site de la Convention de La Haye
Une
traduction certifiée est-elle un acte public ? Non. Réponse
de la France au questionnaire de la Convention de La Haye (Août
2008) (Seconde partie, Point D. "Traduction des actes",
27/).
Lettre
de la DACS du 24 décembre 2008 aux Procureurs généraux
près les cours d'appel relative à l'application de la
convention de La Haye du 5 octobre 1961 (apostille) : "les
traductions ne sauraient, telles quelles, recevoir l'apostille [...]"
(Ministère de la justice, Direction des affaires civiles et du
sceau, Bureau de l'entraide civile et commerciale internationale)
2.4.3 - Dispositions
relatives aux documents traduits
Légalisation
de la signature des traducteurs experts par le bureau des
légalisations du MAEE : nouvelles démarches (décret
2007-1205)
Formalités
de légalisation au MAEE : document de 4 pages
détaillant les démarches à accomplir selon le
cas (notamment lorsque le document à légaliser
doit être traduit).
Instruction
générale relative à l'état civil du 11
mai 1999, point 595, a : "Les traductions en langue française des
copies ou extraits d'actes de
l'état civil étranger qui doivent les accompagner ne sont pas soumises
à la légalisation, si elles sont effectuées par un traducteur
assermenté auprès d'une cour d'appel ou de la Cour de cassation
françaises"
L'expert traducteur ou interprète peut intervenir valablement sur tout le territoire national, qu'il soit inscrit sur une liste de cour d'appel ou sur la liste nationale.
Traductions
d'actes d'état civil : Instruction générale
relative à l'état civil du 11 mai 1999 (chapitre VII,
section 1, rubrique 586-1 non modifiée par l'instruction
générale du 29 mars 2002) :
"586-1 Lorsque les actes étrangers
servent aux autorités françaises pour établir des actes authentiques,
celles-ci doivent toujours exiger l'original accompagné de leur
traduction des copies ou extraits d'actes rédigés en langue étrangère,
même si cette langue leur est familière. La traduction est faite :
- soit par un traducteur
figurant sur les listes d'experts judiciaires établies par les cours
d'appel et la Cour de cassation, sans
qu'il y ait lieu de distinguer, du point de vue de la compétence, selon
que le traducteur exerce ses fonctions dans le ressort ou hors du
ressort où l'acte doit être produit ;"
Mandat
d'arrêt européen dans toutes les langues européennes.
N° de pourvoi: 84-91908, Cour de cassation, Chambre criminelle,
Audience publique du
mardi 19 juin 1984. Bull.
crim. n° 231. Cassation
partielle.
N° de pourvoi: 84-93713, Cour de cassation, Asemblée plénière,
Audience publique du
vendredi 19 octobre 1984. Bull.
crim. n° 310. Cassation.
N° de pourvoi: 89-82978, Cour de cassation, Chambre criminelle, Audience publique du mardi 19 mars 1991. Non publié au
bulletin. Rejet..